Le mystère de l’alchimie
se murmure dans l’invisible,
là où l’âme, en une étrange réminiscence,
reconnaît ce que la raison ne saurait nommer.
Il est des âmes que le hasard
ne rencontre pas,
mais que l’invisible semble avoir déjà réunies.
Elles cheminent dans la
pénombre du monde,
porteuses de leurs fêlures, de leurs songes
et de cette indicible nostalgie
d’un lieu qu’elles ne savent nommer.
Parfois, un regard suffit à
éveiller la réminiscence
d’une présence que l’on croyait inconnue.
Comme si, derrière le voile éphémère des existences,
quelque chose de plus ancien murmurait encore.
Peut-être est-ce cela, la
véritable affinité des âmes :
cette étrange connivence qui échappe à la raison,
cette alchimie silencieuse où deux solitudes
cessent un instant d’être étrangères.
Car certaines rencontres ne
se mesurent ni au temps, ni à la distance.
Elles appartiennent à l’intemporel,
à cet infime territoire où le cœur pressent
ce que la pensée ne saurait expliquer.
Et peut-être que l’on ne croise jamais vraiment une
âme par hasard…
peut-être reconnaît-on simplement,
dans le tumulte de l’existence,
une lumière qui nous était secrètement destinée.
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Et peut-être que
les âmes
ne se rencontrent jamais par hasard…
elles se retrouvent dans le silence des possibles,
au détour d’une émotion,
d’un frémissement, d’un regard.
Car certaines affinités échappent au temps et défient la raison ;
elles demeurent, énigmatiques,
comme une constellation secrète que seuls les cœurs savent déchiffrer.





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